Comme dans la nuit, par une petite fenêtre, tu aperçus l’ombre courbée, flottant dans l’azur d’un sommeil, saisie peut-être par un soleil ou l’envie de détruire un chagrin persistant, tu m’offres une tendre résonance que, comme toi, j’ai glissé sous la peau. Pour qu’un cœur trop gros puisse passer par une maigre ouverture, il faut qu’un oiseau en emporte un fragment tout au fond de l’espace. Pour ​toi, une flamme brille à jamais dans le creux de mon bras qui te serre. À chaque fois qu’un oiseau déchire le silence de la rue, je pense à toi. À chaque fois que je m’apprête à guérir, je pense à ta voix généreuse qui met sur les rives de mon âme un peu de sable chaud et d’amour véritable.